
Au programme de cette nouvelle édition des Journées de l’architecture 2025 : deux visites guidées, toutes deux commentées par des architectes.
Villeurbanne n’est pas connue pour être un haut lieu de l’architecture, si l’on met de côté ses fameux gratte-ciels, mais ces dernières années, la ville a vu émerger plusieurs écoles aux façades originales, apportant une touche de créativité à son paysage urbain.
Les JNA 2025 donnaient l’occasion de visiter l’une d’entre elles, la très intrigante école Simone Veil, mais aussi de rentrer dans les coulisses d’une ancienne usine, Le Rize, rénovée au début des années 2000 pour abriter les archives municipales de Villeurbanne.
L’école Simone Veil de Villeurbanne

L’école Simone Veil se présente comme une enveloppe « protectrice » pour les enfants qui la fréquentent.
En lisière d’un carrefour routier, ses façades très travaillées en briques et terre cuite filtrent la vue, la lumière et le bruit, créant ainsi une enceinte assez calme.

La couleur vive et ses façades sculptées de briques constituent un signal urbanistique fort, marquant l’entrée du quartier de la Soie.

À l’intérieur, l’architecture organise les circulations autour de cours et de vides généreux qui laissent entrer une lumière naturelle, en partie voilée par les briques ajourées.

L’organisation du bâtiment est graduelle : crèche au R+1, école maternelle au R+2, élémentaire au R+3
Les sections sont reliées par des espaces communs et des transparences qui assurent une continuité entre les cycles.

Lors des Journées nationales de l’architecture, la visite guidée par l’architecte Amélia Tavella et l’artiste Pauline Guerrier a révélé quelques secrets sur leur intervention plastique commune sur les façades et sur les motifs qui accompagnent le quotidien des enfants et renforcent l’identité du lieu.
Lire mon article thématique consacré à la « seconde peau » de l’école Simone Veil à Villeurbanne.
Le Rize à Villeurbanne

La rénovation du Rize a été réalisée au début des années 2000 par l’architecte Benoît Crépet, en association avec l’agence Mimésis Architecture, installée à Villeurbanne

Le projet à consisté à conserver et valoriser les volumes existants, les grandes hauteurs et certains éléments de structure, qui rappellent le passé ouvrier du lieu.

Des ajouts contemporains sont venus relier les anciens bâtiments afin d’améliorer les circulations et rendre l’équipement lisible comme un lieu public de culture et de rencontres.

La diversité de fonctions se traduit dans l’architecture par une succession d’espaces de nature différente : salles plus intimes pour le travail sur les fonds et la mémoire, grands plateaux ouverts pour les expositions ou événements, et zones de transition propices aux échanges. Les transparences, vues croisées et ouvertures sur l’extérieur participent à faire du bâtiment un lieu traversant plutôt qu’un bloc fermé.

La visite organisée pour les JNA 2025 était conduite par un jeune architecte qui a explicité le soin du détail apporté par Benoît Crépet, en particulier la systématisation des joints creux sur tout le bâtiment, le traitement multi-caissons de certains plafonds, ainsi que la création de mobilier.
